Concours l’architecture engagée dans nos communautés

Le Centre d’expertise sur l’aluminium (CeAl) et Alcoa Innovation sont heureux de dévoiler les cinq firmes finalistes du concours d’idées L’architecture engagée dans nos communautés, une affaire d’aluminium. Lancé en novembre dernier en collaboration avec l’Association des Architectes en pratique privée du Québec (AAPPQ) grâce à un appui financier du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI), ce concours vise à encourager une utilisation innovante de l’aluminium dans le bâtiment.

Après délibérations, le jury a sélectionné cinq projets d’architectes, membres de l’AAPPQ, qui incarnent l’idée d’une utilisation judicieuse de l’aluminium en architecture durable, mobile ou permanente, de moins de 120 mètres carrés. « Nous avons reçu plusieurs beaux projets faisant un usage élargi de l’aluminium. Les architectes ont su mettre de l’avant certaines utilisations actuelles du matériau en plus d’imaginer de nouvelles avenues durables et structurantes pour ce produit aux multiples avantages.» souligne M. David Prudhomme, directeur du CeAl. « La démarche d’imaginer une proposition architecturale visant l’utilisation nouvelle de l’aluminium est inédite pour les architectes, mais ils ont relevé le défi avec créativité ! », ajoute Mme Anne Carrier, présidente de l’AAPPQ et membre du jury.

Au tour du public de trancher !

Le grand public aura le loisir d’apprécier le talent et l’engagement des architectes en consultant les propositions finalistes, sous forme de dessins ou de rendus, sur les sites cealaluquebec.com et www.alcoainnovation.org/fr/concoursarchitecture/ dès le 10 avril. Le public aura alors jusqu’au 25 mai pour voter en ligne pour leur proposition préférée parmi les lauréats en liste. Le projet qui aura obtenu le plus de votes populaires recevra le Grand prix du public.

Du suspense jusqu’à la fin …

À l’issue du concours, le CeAl et Alcoa Innovation verseront un total de 50 000 $ en prix. Les montants seront partagés comme suit : 25 000 $ distribués entre cinq lauréats, 15 000 $ au récipiendaire du Grand prix du jury et 10 000 $ au gagnant du Grand prix du public. Les deux grands gagnants recevront en plus un service 2 d’expertise d’Alcoa Innovation d’une valeur de 5 000 $ chacun. Les équipes primées bénéficieront également d’une visibilité auprès des promoteurs et dans le réseau de l’AAPPQ. Le choix du Grand prix du jury et celui du Grand prix du public seront divulgués le 14 juin lors du cocktail annuel de l’AAPPQ et seront diffusés sur les sites d’Alcoa Innovation et du CeAl.

Plan rapproché sur les cinq projets dans la course

Constellations, de nouveaux points de rencontres culturelles, sportives ou sociales

Constellations imaginé par le Groupe A / Annexe U (Érick Rivard, Marie-Noël Chouinard, Maxime Rochette et Keven Ross) a pour mission de créer de nouveaux espaces publics. Tantôt, ils sont enveloppants et introvertis, tantôt, tournés vers le monde extérieur au grand plaisir renouvelé des usagers. Installés sur d’anciens terrains de stationnement ou à proximité de lieux publics, ces nouveaux lieux satellitaires couverts sont voués à accueillir des activités sociales, culturelles ou sportives et à participer à l’effervescence de la ville. La construction est réalisée à partir de deux grandes feuilles d’aluminium anodisé se dépliant pour former un abri invitant. La première feuille remonte à certains endroits pour former à la fois les bancs et l’enceinte alors que la deuxième, d’un fini lustré et brillant, flotte au-dessus de l’espace et se replie pour se poser doucement au sol. Percée de centaines de triangles, ce voile d’aluminium projette des jeux d’ombre et de lumière évoquant les effets du soleil ou la voûte céleste.

Rapprocher les producteurs fermiers et les consommateurs locaux : le souhait du Hub rural

Les secteurs périurbains ou ruraux possèdent rarement des lieux physiques qui font le lien entre les fermiers et la population locale. Le Hub rural, un projet de Mercier Pfalzgraf architectes Inc. (Lino Gomes Alves, Julien Hébert, Zola Bilombo, Alexandre Dufour) a pour objectif de faire ce pont entre les deux univers et de devenir un lieu de rassemblement et de célébration du terroir. Pour ce faire, les concepteurs ont fait revivre la forme architecturale du pont couvert, familière et symbolique des paysages ruraux du Québec. Pour respecter cette analogie du pont, le concept inclut une structure composée de portiques structuraux en bois reliés par des connecteurs en aluminium, recouverts d’un toit de verre coloré et d’une peau d’aluminium. La construction est aussi munie de stores photovoltaïques pour générer de l’électricité afin d’alimenter les kiosques des marchands à l’éclairage DEL.

L’école en mouvement, une solution d’avant-garde aux écoles temporaires

L’état de vétusté de nombreuses écoles au Québec et les relocalisations qui en découlent sont de notoriété publique. Le projet L’école en mouvement de la firme Luc Plante architecture + design – Charles Godbout, Topo design (Luc Plante, Charles Godbout), une juxtaposition de modules préfabriqués en aluminium d’une superficie de 118 mètres carrés chacun, propose une solution de rechange emballante aux écoles temporaires. Totalement mobiles et démontables, ces espaces à aires ouvertes privilégient notamment la qualité de la lumière, de l’aération et de l’acoustique ainsi que la polyvalence de l’aménagement, favorisant un cadre de vie dynamique et sain pour les élèves. Ne requérant pas de fondation excavée, ces nouveaux lieux d’enseignement, constitués de cadres porteurs de 2,4 mètres sur 2,4 mètres qui se multiplient pour former le plancher et le plafond supporté par des colonnes et des poutrelles, peuvent s’installer sur le terrain adjacent aux bâtiments en cours de rénovation ou sur des terrains à proximité.

Lollypop, un refuge d’urgence ou de plaisance pour l’hiver

Inspiré des igloos inuits et conçu pour les temps froids, Lollypop est un projet d’unités d’hébergement d’urgence ou de plaisance pour la communauté mis sur pied par Antonio Camara de la firme Provencher Roy. Composées de 36 modules de peau et de deux écailles en aluminium supportées par une structure en treillis, ces unités sont un charme pour les yeux. Concrètement, le refuge adapte de manière contemporaine le principe de ventilation des igloos. La chaleur est générée par les feuilles d’aluminium chauffantes sous le plancher et la ventilation rendue possible par la présence d’un oculus supérieur offrant un maximum de 3 lumière naturelle. La simplicité de déploiement du système Lollypop, léger et malléable, permet d’occuper des espaces recouverts de neige. Bref, un espoir de chaleur lors d’une nuit d’hiver à -40°C et un phare de lumière pour le promeneur citadin.

Unir deux grandes solitudes, la motivation première de Sans détour

Le grand projet Sans détour, une création de ADHOC architectes (Jean-François St-Onge, François Martineau, Tania Paula Garza et Pascale Bornais-Lamothe) est de relier deux mondes, deux communautés qui ont tant à partager : l’urbaine et pétillante Verdun et la paisible île-des-Sœurs. Comment ? Par l’érection d’un pont, littéralement. Créé entièrement d’aluminium, le pont revêtirait un aspect changeant au fil des heures du jour. Il serait translucide au coucher du soleil et laisserait transparaître la lumière dorée et plus opaque lorsque le soleil est à son zénith. Le projet prévoit une descente jusqu’au niveau de l’eau grâce à un escalier hélicoïdal et des plateformes panoramiques : un ajout qui se veut une façon de rapprocher les habitants de notre fleuve.